Fist Fucking
Le Fist Fucking est une pratique sexuelle consistant à pénétrer le vagin ou le rectum de sa partenaire avec la main (ou plutôt le poing, fist en anglais signifie poing). Malgré son nom, le fist-fucking ne sous-entend pas la pénétration du poing fermé dans le vagin ou le rectum, mais plutôt une lente introduction de la main dont les doigts sont gardés tendus et groupés dans l’orifice préalablement abondamment lubrifié et distendu progressivement. Une fois l’introduction effectuée, le poing peut être fermé, ou les doigts rester droits.
En raison de ses risques potentiels, du manque de connaissances, lui-même créateur de risques et de craintes, de la douleur et de tabous sexuels, la pratique du fist-fucking reste bien plus confidentielle que celle d’autres activités sexuelles. Malgré l’association habituellement faite entre fist-fucking anal et homosexualité masculine, cette pratique est toute aussi répandue chez les hétérosexuels. Le fist-fucking anal est perçu comme agréable par les hommes qui le pratiquent en raison de la stimulation de la prostate engendrée. De même, le fisting vaginal est pratiqué par des femmes lesbiennes, bisexuelles, et hétérosexuelles. Les rares cas de masturbation par ce biais sont l’apanage de femmes d’une souplesse particulière.
Piercing
Le piercing est originellement une pratique sexuelle BDSM consistant à poser des anneaux aux seins ou au sexe de sa soumise ou de son soumis comme preuve d’appartenance. Une légende veut que le prince Albert (mari de la reine Victoria) portât un anneau au gland, du genre qui porte aujourd’hui son nom. Cette pratique a été popularisée dans les années 80 par des groupes musicaux Punk ou Hard-core, pour devenir un phénomène de mode. On peut toutefois penser que le phènomène de mode va passer mais pas la pratique sexuelle.
Fétichisme
Le Fétichisme sexuel est une attirance sexuelle caractérisée par une forte excitation érotique à la vue, à l’évocation ou au touché d’un objet ou d’une matière particulière. Les objets ou matières concernés sont très dépendant de l’érotisme personnel. Néanmoins, on retrouve traditionnellement des objets en cuir, latex, vinyle ou lycra, des chaussures (bottines et talons aiguilles principalement), des vêtements, des sous-vêtements etc. Il arrive également parfois que des odeurs ou des stimuli visuels soient source de fétichisme. Ce type de fétichisme érotisé s’est affirmé au cours des cinquante dernières années dans une branche de l’art, notamment en matière de photographie.
Selon le dictionnaire, le fétichisme désigne l’adoration d’objets fétiches censés être dotés d’un pouvoir. Depuis Freud, on appelle fétichisme la recherche de l’orgasme sexuel par le biais d’objets ou de parties du corps, et ce indépendamment du coït. Il y a donc fétichisme chaque fois qu’une partie du corps ou un objet vient prendre la place du sexe de la femme et se substitue entièrement à lui. On appelle , par exemple, fétichisme du pied l’attirance très forte éprouvée par beaucoup d’hommes envers la beauté des pieds des femmes. Elle peut être, dans certain cas, de nature totalement exclusive, en ce sens que les pieds se subsituent totalement au sexe de la femme.
La Fessée
La Fessée chez les Sadomaso peut être administrée à main nue où à l’aide d’un instrument. Citons notamment le martinet, la ceinture, le paddle (planche en bois munie d’une poignée, encore utilisée dans certaines écoles américaines), une brosse à cheveux, une badine de bois, une canne de rotin, les verges, le fouet ou encore le battoir ou planche à découper (voir l’Assommoir). On a aussi parfois utilisé des orties. La fessée peut être donnée par-dessus les vêtements, sur les sous-vêtements, ou sur les fesses nues (« fessée déculottée »), par degré croissant d’humiliation attendue. Suivant les instruments, la fessée peut se donner dans diverses positions, dont : la personne fessée allongée en travers des genoux de la personne fessante assise sur une chaise ou un lit, la personne fessée penchée en avant contre un arbre, un mur, ou jusqu’à avoir le torse sur une table ou un bureau, etc.
Facesitting
Le Facesitting, (s’asseoir sur le visage), est une forme de fétichisme sexuel. Comme son nom l’indique, cette pratique sexuelle consiste à s’asseoir sur le visage de son partenaire. Lors de cette pratique, le cunnilingus ou l’anilingus peut être effectués, mais peut aussi être recherché une forme d’étouffement ou d’écrasement. Certains objets peuvent être utilisés, et la personne peut être attachée. Scatologie et urophilie peuvent être pratiqués. Cette pratique, considérée comme jeu BDSM par ceux qui recherchent une sensation d’écrasement extrême et une forme d’humiliation.
Masochisme
Le terme est forgé à partir du patronyme de Leopold von Sacher-Masoch, dont les écrits mettent en scène des actions masochistes.
C’est dans son livre Psychopathia Sexualis (publié en 1886) que le docteur Richard von Krafft-Ebing forge le mot « masochisme ».
Pratique sexuelle utilisant la douleur, la domination ou l’humiliation, reçue d’autrui ou de soi-même, dans la recherche du plaisir.
Le masochisme est vu par Freud comme un sadisme retourné sur soi dans la première théorie puis comme une dérivation interne de la pulsion de mort dans la deuxième topique.
Marquis de Sade
Donatien Alphonse François dit le marquis de Sade, né le 2 juin 1740 à Paris et mort le 2 décembre 1814 à l’asile de Charenton, est un écrivain français, longtemps voué à l’anathème en raison de la part accordée dans son œuvre à l’érotisme associé à la violence et à la cruauté (fustigations, tortures, incestes, viols, etc.).
Il est pour la postérité le « marquis de Sade », et, dès la fin du XIXe siècle, le « divin marquis », à la suite du « divin Arétin », premier auteur érotique des temps modernes (XVIe siècle).
Détenu sous tous les régimes (monarchie, république, consulat, empire), jamais jugé, il est resté enfermé en plusieurs fois et dans des conditions fort diverses pendant 27 ans sur les 74 années que dura sa vie.
Occultée et clandestine pendant tout le XIXe siècle, l’œuvre littéraire de Sade est réhabilitée au XXe siècle, malgré une censure officielle qui dure jusqu’en 1960, la dernière étape étant sans doute représentée par l’entrée dans la Bibliothèque de la Pléiade en 1990.
Son nom est passé à la postérité sous forme de substantif. Dès 1834, le néologisme « sadisme » figure dans un dictionnaire, et le mot finira par être transposé dans toutes les langues.
Sadisme
Du nom du marquis de Sade, réputé pour ses écrits libertins évoquant le plaisir de faire du mal à autrui. Le terme « sadisme » est recensé dans la réédition posthume de 1834 du Dictionnaire universel de la langue français. Il est réutilisé avec « sadique » en 1862 par Sainte-Beuve dans son commentaire du Salammbô de Flaubert. Il est ensuite repris en 1886 par le psychiatre Krafft-Ebing dans son Psychopathia Sexualis qui le popularise. Il est directement repris en 1905 par Freud dans Trois essais sur la théorie sexuelle qui l’établit définitivement.
Le sadisme est la recherche de plaisir dans la souffrance (physique ou morale : domination, contrôle,…) volontairement infligée à autrui (éventuellement un animal). Même si le sadisme peut exister indépendamment des activités sexuelles, il y est fréquemment associé. Plus encore, certaines personnes ne peuvent avoir de relations sexuelles satisfaisantes sans infliger de souffrances à autrui.
Bondage
Pratique érotique qui consiste à attacher son ou sa partenaire à l’aide de cordes, de bâillons, de bande adhésive, de lanières ou de chaînes, etc.
Dans le bondage, la contrainte est un but, souvent esthétique (mais pas seulement), alors que dans le sado-masochisme, il s’agit généralement d’un moyen.
Bdsm
Initiales de Bondage et Discipline, Domination et Soumission
Ensemble de pratiques sexuelles faisant intervenir le bondage, les punitions, le sadisme et le masochisme, ou encore la domination et la soumission.